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L’Escargot déchaîné n° 18

mpOC | Posté le 21 février 2014

Edito.

Divers petits jeux malsains politiques au sein du gouvernement wallon qui ne font pas avancer le monde dans le bon sens.

Ces dernières semaines, nous avons pu constater que nous sommes toujours dirigés par une classe politique jouette qui ne pense qu’à ses propres intérêts et qui derrière ses actions n’arrive qu’à masquer que légèrement leur seul objectif : se maintenir au pouvoir coûte que coûte de manière à garder leurs avantages : rémunérations des parlementaires, emplois directs liés à ces parlementaires élus (collaborateurs) et divers postes annexes dans les grandes et petites entreprises publiques et intercommunales.

Commençons par exemple par le projet éolien, projet prioritaire de notre gouvernement wallon PS-ECOLO-CDH lors de sa mise en place en 2009. Le but de ce projet était de prévoir une production éolienne de 4500 GWh d’énergie éolienne en 2020. Le gouvernement est allé d’échec en échec au cours de cette législature (projets bloqués, recours, etc.) pour aboutir à un simple plan intitulé « cadre de référence pour l’implantation d’éoliennes en Wallonie ». Et rebelote, ce plan mené par 2 ministres ECOLO (Philippe Henry et Jean-Marc Nollet) a lamentablement abouti à un échec compte-tenu des oppositions diverses. Mais, aux dernières nouvelles, un plan adapté (dont votre serviteur n’a pas pu avoir de copie - je suppose que pour éviter un second échec, on ne le diffuse plus) pourra quand même sortir avant les élections et nos deux ministres de s’en féliciter de cette réussite qui en fin de compte n’a pas permis de mettre en place une nouvelle éolienne.

Autre domaine, notre parlement wallon a mis en place un groupe de travail et une enquête publique sur le pic du pétrole intitulé « Pics de pétrole et de gaz », coordonné par le député PS Lebrun, a fait appel le trimestre dernier aux participations citoyennes. Ce groupe de travail n’a pour l’instant mis en œuvre aucune mesure concrète permettant de prendre réellement en compte la fin certaine du pétrole abondant et bon-marché. En effet, une politique ambitieuse tenant compte du pic n’est pas compatible avec une politique clientéliste de très court terme qui permet aux personnes au pouvoir d’y rester. Sur ce dossier, le Mouvement politique des objecteurs de croissance a transmis sa position (que vous pouvez lire en détail dans ce numéro de l’Escargot déchaîné), en espérant tout de même une avancée dans ce domaine.

Le gouvernement wallon s’est également penché sur le dossier du projet de SDER (schéma de développement régional) pour lequel il a appelé les citoyens à faire leurs remarques (évidemment pendant la période de fin d’année, pendant laquelle les gens pensent à autre chose.) Sur ce dossier également, le Mouvement politique des objecteurs de croissance a transmis sa position (que vous pouvez aussi trouver dans ce numéro.) Assurément, le SDER est un document de petits jeux politiques qui permet d’amener des projets sur lesquels s’oppose une large part de la population : liaison ferroviaire à l’aéroport de Charleroi, liaison autoroutière de Cerexhe-Heuseux / Beaufays (CHB). En outre, il n’induit pas de mesure propre à diminuer notre empreinte écologique et se place en plein dans l’imposture du développement durable (par exemple la définition d’un quartier durable qui permet tout projet.)

Enfin, comment peut-on encore croire à nos « responsables » politiques en ce qui concerne la mise au vote du traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), traité européen qui devait être ratifié par l’ensembles des pays européens, pour lequel tous nos groupes politiques présents ont votés positivement ? On voit ici encore la contorsion d’un parti comme le PS qui se doit de protester contre ce traité pour satisfaire sa base mais qui vote le traité favorablement. Mention spéciale à ECOLO qui a affirmé être contre ce traité jusqu’au bout dans la presse, qui a voté négativement au parlement fédéral et, qui, juste avant Noël, a voté positivement le traité au parlement régional wallon juste avant les fêtes de fin d’année, en espérant que ça ne se voie pas. De cette manière, lorsqu’on leur posera des questions sur leur position face à ce traité, ECOLO pourra toujours dire qu’il a voté négativement, même si le résultat est là : le traité est passé, grâce, entre autre, au vote positif d’ECOLO au parlement wallon. Comment les militants écolos peuvent-ils encore avoir confiance en leur parti ?

Bref, un gouvernement wallon, des petits jeux politiques nombreux et pratiquement aucun projet allant dans le sens de l’objection de croissance.

François Lapy

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