Mouvement politique des objecteurs de croissance (mpOC)

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Barbarie

mpOC | Posté le 13 février 2012

Il n’y a qu’un seul mot pour désigner ce qui se passe actuellement à Athènes : la barbarie. Le Mouvement politique des objecteurs de croissance estime cependant que la barbarie est beaucoup moins du côté des rues en colère que derrière les murs du parlement grec où a été voté cette nuit un plan d’austérité jetant des centaines de milliers de personnes dans une misère sans espoir.

Le mpOC dénonce avec force la logique néolibérale qui conduit à faire main basse sur la souveraineté d’un peuple, à l’appauvrir afin d’enrichir encore un peu plus ses créanciers, à le réduire en esclave de la logique du profit. On peut comprendre le ressentiment de la population grecque face au diktats imposés depuis Berlin. En effet, si les moyens utilisés sont des ordinateurs portables et des cravates en lieu et place des chars et des bottes, ce qui se passe en Grèce aujourd’hui est bien une perte de la souveraineté nationale et un déni total de démocratie. Pas étonnant que les Grecs évoquent l’occupation allemande de 1941/1944.

Le mpOC ne peut que constater qu’à nouveau, la logique du toujours plus est en cause et que ce qui guide les décideurs n’est pas d’aider la Grèce, comme on l’entend encore trop souvent, mais au contraire de payer les intérêts usuriers (32%) exigés par les créanciers du pays et de le priver de ses entreprises publiques.

Le mpOC demande à tous les Européens d’aider les Grecs à résister à la misère qu’on veut leur imposer. En effet, la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après, ce sera le tour des autres pays d’Europe.

En lieu et place de la privatisation des entreprises publiques, nous prônons leur reprise en main par les citoyens et une économie relocalisée. A la place d’une fiscalité tournée vers le profit, nous réclamons une fiscalité tournée vers la solidarité. Même et surtout en cette période de crise, nous osons croire en la décroissance des inégalités. Même en période de crise, nous osons nous indigner aux côtés des Grecs et de toutes les autres victimes de la doctrine ultralibérale. Enfin, même en période de crise, nous ne voulons pas de cette barbarie alors que, nous l’affirmons, un autre monde est possible.

Marie-Eve Tries, Alain Adriaens, porte parole du mpOC

Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire chez les pauvres.
Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres.
Alphonse Allais

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