Mouvement politique des objecteurs de croissance (mpOC)

Accueil > Communiqués > Réaction à l’entretien avec Dennis Meadows paru dans La Libre Belgique le 24 (...)

Réaction à l’entretien avec Dennis Meadows paru dans La Libre Belgique le 24 novembre

mpOC | Posté le 30 novembre 2011

Le Mouvement politique des objecteurs de croissance s’est réjoui de lire dans La Libre Belgique de ce 24 novembre 2011 un entretien avec Dennis Meadows, membre du Club de Rome, se positionnant explicitement contre la croissance infinie de la production et de la consommation.

Le mpOC partage entièrement ses constats (pic du pétrole presque atteint, impossibilité de la croissance verte, disparition du sens de l’intérêt général, nécessité d’autres indicateurs que le PIB et surtout méfiance envers le terme « développement durable » qui sert à justifier ce qu’on ferait de toute façon). Nous souhaitons cependant insister sur plusieurs points particulièrement importants.

1) Dennis Meadows parle d’organiser la résilience : nous insistons sur le fait que, dans nos pays, cela passe par la décroissance de la production et de la consommation.

2) Le mpOC souhaite aussi la décroissance des inégalités. Il est évident que les pays les plus pauvres devront croître pour atteindre un niveau de bien-être satisfaisant. Mais pour cela, nous devrons apprendre à vivre beaucoup plus simplement pour que tout le monde puisse simplement vivre ! Les inégalités au sein de nos pays occidentaux sont elles aussi intolérables et tous les citoyens devraient se mobiliser pour tenter de les réduire.

3) Le mpOC partage le constat de Meadows sur la dette et réaffirme sa volonté de protéger les plus faibles plutôt que les possédants.

4) Le mpOC est d’accord avec le fait que la société devrait s’engager sur la voie de la résilience en conservant des institutions démocratiques. Nous ne pouvons cependant que nous inquiéter devant les régressions et menaces qui s’accumulent. Certains rêvent de relancer la croissance à tout prix, imaginant des mesures d’austérité qui augmenteront les injustices sociales et provoqueront paradoxalement la récession économique. D’autres imaginent même gouvernements de technocrates qui se mettraient en place au mépris de toute démocratie.

5) Enfin, nous tenons à réaffirmer que décroissance et récession ne sont pas synonymes. La récession se produit quand le PIB diminue dans une société de croissance, avec tous les problèmes sociaux qui en résultent. Une société décroissante est une société qui s’est engagée sur la voie de la résilience en relocalisant son économie, en protégeant les plus faibles, en diminuant le temps de travail plutôt que d’allonger la carrière, en donnant à chacun les moyens de vivre plutôt qu’en supprimant les allocations de chômage, bref, en préférant la solidarité aux intérêts de quelques-uns.

Pour le mpOC, Alain Adriaens et Marie-Eve Lapy-Tries, porte parole

 
SPIP | Espace privé | Plan du site | Mentions légales | creative common | Suivre la vie du site RSS 2.0