Mouvement politique des objecteurs de croissance (mpOC)

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Réaction au dossier du Vif l’express concernant un gouvernement de technocrates

mpOC | Posté le 30 novembre 2011

Le Mouvement politique des objecteurs de croissance est particulièrement inquiet face à la tendance actuelle à imaginer la mise en place d’un gouvernement de technocrates qui serait capable de résoudre la crise politique dans l’intérêt commun (car il ne songerait pas aux prochaines élections).

Concerne : l’article du 25 novembre intitulé
Gouvernement de technocrates pour la Belgique - Maystadt, Premier ministre »

Le Mouvement politique des objecteurs de croissance est particulièrement inquiet face à la tendance actuelle à imaginer la mise en place d’un gouvernement de technocrates qui serait capable de résoudre la crise politique dans l’intérêt commun (car il ne songerait pas aux prochaines élections).

Le mpOC peut s’accorder sur le constat de blocage et vivement s’indigner du fait qu’au bout de plus d’un an et demi de négociations, il n’y ait toujours aucun gouvernement de plein exercice. Etranglé par des marchés dérégulés et par les diktats d’une Europe néolibérale, notre pays pourrait être tenté de faire appel à un gouvernement de techniciens qui serait supposé nous sortir de l’ornière. Il s’agit cependant d’un mauvais calcul qui risquerait de nous laisser un goût particulièrement amer.

En effet, le mpOC considère qu’un gouvernement de technocrates n’est pas à même de gouverner dans l’intérêt du bien commun. Les exemples des pays étrangers où l’on s’est engagé sur cette voie montrent au contraire, que notre pays serait gouverné dans l’intérêt des possédants et pas du peuple, des banques et pas des gens, de la finance et pas de l’économie réelle, nationale et régionale. Des techniciens n’oublieraient-ils pas que la crise n’est pas uniquement financière mais aussi écologique et sociale et que l’urgence du réchauffement climatique est toujours présente ? Nous craignons qu’un spécialiste des finances n’aie naturellement tendance à ne tenir compte que des marchés. Et l’on sait que les marchés, dérégulés comme ils le sont, ne sont pas conçus pour tenir compte de l’urgence écologique ni de l’intérêt des citoyens mais seulement de l’augmentation du profit des investisseurs.

Le mpOC est effrayé par l’ampleur que semble prendre la crise de la démocratie. Lorsque les citoyens pensent qu’il serait préférable pour eux d’être gouvernés par des experts plutôt que par leurs représentants élus, la situation est gravissime. Tout comme Armand De Decker et Philippe Maystadt, le mpOC estime qu’au contraire, en temps de crise, nous avons besoin de plus de démocratie. Il encourage chaque citoyen à se mêler de ce qui le regarde, à demander des comptes aux élus et à exiger que toutes les données du problème soient prises en compte, et pas seulement la dette.

Face à ceux qui exigent la croissance de leurs profits, nous objectons. Face à ceux qui tolèrent la croissance des inégalités, nous objectons. Face à ceux qui acceptent la dictature des marchés nous objectons et nous affirmons avec force qu’il existe d’autres alternatives et qu’un autre monde est possible.

Pour le mpOC, Alain Adriaens et Marie-Eve Tries, porte-parole

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